Il n'est pas paru ce matin, et les journalistes viennent de voter la reconduction de la grève demain. La direction du quotidien 20 minutes a provoqué la colère de sa rédaction en annonçant un plan
de sauvegarde de l'emploi qui amènerait à la suppression d'une vingtaine de CDD. Les premiers touchés seraient les journalistes des rédactions locales, et notamment les postes récemment ouverts
pour les pages culturelles. «
On nous demanderait également de monter nos propres articles, s'insurge un journaliste,
cette fusion rédaction et édition serait ingérable pour
nous. » Les six rédactions locales (celle de Lyon compte quatre permanents et quelques pigistes) ont voté la reconduction de la grève à l'unanimité. A Paris, où la rédaction en chef ne
s'est, elle, pas mise en grève, le vote n'aurait pas pu avoir lieu sous la pression des actionnaires, «
furieux ». Ces derniers espèrent encore que le journal pourra paraître
demain. A cette heure, le bras de fer n'est pas achevé.
Commentaire:
La grève à 20 Minutes a pris fin, jeudi 28 mai, en début de soirée, après une journée de débrayage. Selon nos informations, la direction du quotidien gratuit aurait accepté qu'un projet de
réorganisation interne alternatif soit élaboré par deux personnalités extérieures nommées avec l'accord du comité d'entreprise. La direction du quotidien avait officialisé jeudi son projet de
restructuration, "étant donné la conjoncture actuelle, et afin d'assurer la croissance à moyen terme de ses activités". Un projet qui toucherait les effectifs, notamment les CDD mais aussi les
secrétaires de rédaction, dont les postes seraient redéployés. 20 Minutes emploie actuellement 200 personnes, dont 100 à la rédaction. 20 Minutes France est détenu à 50% par le groupe norvégien
Schibsted, l'un des principaux groupes scandinaves de médias, et à 50% par le groupe français Sipa (éditeur du quotidien régional Ouest France), via les sociétés Sofiouest (25%) et Spir
Communication (25%). Le groupe a affiché une perte d'exploitation de 1,9 million d'euros contre une perte de 0,5 million il y a un an, pour un chiffre d'affaires en recul de 9%, à 10,8
millions.
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