Vendredi 10 juillet 2009
Ça tangue toujours au journal "L'Alsace"  e-Alsace du 25 juin2009 (http://www.e-alsace.net)

Alors que le Crédit Mutuel a décidé de recapitaliser le journal "L'Alsace" pour l'aider à reprendre pied, voici une nouvelle tuile pour le quotidien régional...

Voici ce qu'écrit ce matin le magazine "Stratégies" dans sa lettre quotidienne d'information...

"Lagardère se désengage du quotidien L'Alsace en ne participant pas à sa recapitalisation. Le quotidien L'Alsace (97 244 exemplaires France payée, selon l'OJD 2008) pourrait faire l'objet d'une recapitalisation, à hauteur de 9,6 millions d'euros dont 7,5 millions assurés par la Banque fédérative du Crédit mutuel. Lagardère, qui détient 20% du capital, ne souhaite pas y participer, selon La Correspondance de la presse du 23 juin, et verra donc sa participation diluée, traduisant son désengagement progressif de la presse quotidienne régionale depuis la vente du groupe Nice matin à Groupe Hersant Média (GHM)".

 

 

 

 


Plan d'austérité au journal "L'Alsace"  e-Alsace du 12 mai 2009 (http://www.e-alsace.net)

Le journal "L'Alsace", en proie à une chute importante de ses recettes publicitaires, envisage un plan d'économies de trois millions d'euros prévoyant notamment une cinquantaine de départs volontaires. Complément de 13 h: un reportage vidéo...


Le 8 mai e-alsace évoquait "le big bang de la presse régionale". Confirmation...

Lors du dernier comité d'entreprise (CE), la direction a présenté un plan d'économies et de relance doublé d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

Les mesures d'économies s'élèveront à trois millions d'euros, ce qui correspond à une cinquantaine de postes, indique la CFDT, soulignant qu'aucun départ forcé n'était envisagé. Pour 2009, 17 départs sont annoncés, dont dix à la rédaction, selon la CFDT, syndicat majoritaire chez les journalistes.

Fermeture d'agences

Un gel des salaires sur deux ans est également envisagé ainsi que la fermeture des agences haut-rhinoises de Sainte-Marie-aux-Mines et Wittelsheim. Des départs "à partir de 50 ans" chez les employés pré-presse ainsi que des mesures de chômage partiel ont également été évoquées.

En contrepartie, le Crédit Mutuel, actionnaire majoritaire de "L'Alsace", compte recapitaliser le journal à hauteur de 15 millions d'euros, assure la CFDT.

Lors du dernier CE, la CFDT et la Filpac-CGT ont demandé une expertise comptable afin d'évaluer l'efficacité des mesures envisagées. L'expertise devrait être présentée lors du CE du 25 mai prochain. Les deux syndicats envisagent de présenter un "contre-projet" lors du CE, selon la CFDT.

"L'Alsace", dont le siège est à Mulhouse, emploie de l'ordre de 450 salariés, dont quelque 150 journalistes. "L'Alsace", tout comme les Dernières Nouvelles d'Alsace d'ailleurs, est aussi confronté à une érosion du lectorat. Entre 2004 et 2008 la diffusion de « L’Alsace » est passée de 112 980 exemplaires à 105 459, soit une baisse de 7521 exemplaires par jour.


Par franzestedecitron - Publié dans : presse4243 - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 17 juin 2009
La cour d'appel de Nancy a donné raison, mercredi 17 juin, au groupe Hersant
Média (GHM), actionnaire minoritaire du groupe Est républicain, qui
réclamait l'annulation de la prise de contrôle du groupe de presse Ebra
(Est-Bourgogne-Rhône-Alpes) par le Crédit mutuel.


La cour d'appel de Nancy a confirmé l'annulation des délibérations prises
lors de l'assemblée générale de l'Est républicain (ER) du 27 juin 2008 qui
avait abouti à la prise de contrôlé du groupe Ebra par le Crédit mutuel.
Cette annulation avait été prononcée le 23 décembre 2008 par le tribunal de
commerce de Nancy. La décision de la cour d'appel "met en péril toute
l'architecture conçue depuis 2008 par Gérard Lignac", président du groupe
Est républicain, et le Crédit mutuel avec lequel il s'était allié pour cette
prise de contrôle, ont réagi des sources syndicales. "Pour nous, cela va
mettre un coup d'arrêt à la politique des journaux du groupe Ebra et des
autres journaux directement contrôlés par le Crédit mutuel", a-t-on ajouté
de même source. "Ça pose un problème grave de gouvernance et de légitimité".

Lors de cette AG, le Crédit mutuel avait acquis une part majoritaire du
groupe ER en s'emparant de France Est, une société qui détenait 18 % des
actions du groupe. ER possédant 51 % du groupe Ebra, le Crédit mutuel avait
du même coup pris le contrôle du premier groupe de presse régional de France
(1,1 million de journaux vendus dans 23 départements de l'Est et du Sud-Est,
soit 3 à 4 millions de lecteurs). L'augmentation du capital avait, en outre,
ramené la part d'Hersant de 27 % à 17 %, le dépossédant de sa minorité de
blocage, ce que GHM contestait. GHM réclamait, en outre, le respect d'un
protocole d'actionaires de 1997 qui consentait au groupes Hersant et Lignac
un droit de préemption mutuel sur leurs actions dans le groupe ER.

Le groupe ER, qui comprend les journaux du grand Est de la France – L'Est
républicain, Les Dernières Nouvelles d'Alsace et La Liberté de l'Est, Le
Journal de la Haute-Marne –, a acquis en juin 2006, appuyé par le Crédit
mutuel, les quotidiens de Bourgogne et Rhône-Alpes : Le Progrès, Le Bien
public et Le Journal de Saône-et-Loire, Le Dauphiné Libéré, pour former
Ebra.

LEMONDE.FR avec AFP
Par franzestedecitron - Publié dans : presse4243 - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 10 juin 2009
Appel FILPAC CGT - UFICT.LC:

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Eux qui n’en sont en rien responsables, en sont pourtant les premières victimes, avec les demandeurs d’emploi et les retraités… Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale, accentue les inégalités et augmente la précarité. Les Ingénieurs, Cadres et Techniciens du Livre et de la Communication sont eux aussi touchés de plein fouet par cette crise. Et ceci alors que, depuis de nombreuses années déjà, les mutations technologiques, les déréglementations en tout genre et autres mises en concurrence sauvages ont dégradé leurs conditions de travail, leurs qualifications et leurs salaires. Face à l’ampleur de cette crise, ni les employeurs ni le gouvernement n’apportent de réponses économiques et sociales à la hauteur des enjeux. Au contraire, le taux de chômage explose… La réalité en France, aujourd’hui, c’est 5 millions de personnes privées d’emploi ! Le patronat attaque tous azimuts. Pour assurer toujours plus vite des profits toujours plus importants, les licenciements deviennent la norme. Aucun secteur du Livre et de la Communication n’est épargné. La presse, où hier encore se négociaient des départs encadrés, aujourd’hui, licencie ! Et, bien entendu, c’est pire dans des secteurs déjà fragilisés, comme ceux de l’industrie graphique, de la publicité, de la presse magazine et spécialisée, et de l’édition, où la pression sur les salaires et les emplois, déjà dégradés, s’accroît constamment. La crise c’est eux, la solution c’est nous ! Le 13 juin, ingénieurs, cadres et techniciens, mobilisons-nous pour peser sur les stratégies patronales, afin que la finance soit au service de l’investissement productif et de l’emploi. Remettons au centre des priorités l’emploi, l’augmentation des salaires pour tous, bref, une véritable relance économique axée sur la consommation et la protection sociale. C’est possible ! Dans la presse, dès le vendredi 12 juin, participons avec l’ensemble des personnels aux initiatives et actions Le samedi 13, manifestons tous, massivement, partout en France

Montreuil, le 10 juin 2009

Manifestations Saint-Etienne et Roanne 10 heures devant la Bourse du Travail
Par franzestedecitron - Publié dans : presse4243 - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 10 juin 2009

Sans un cri ou presque. Dans la salle Maurice-Catelas, du nom d’un de ses fondateurs, en présence de Me Prissaint, huissier à Amiens, le Courrier picard a renoncé de facto hier matin à son statut de Société coopérative ouvrière de production (Scop). A 87,4 % des 167 suffrages exprimés, sur 197 inscrits. Un vote massif, sans remous. Un mail de la direction en a ensuite informé les salariés. Comme l’Yonne républicaine en juillet 2008, le journal régional picard vient de fermer une parenthèse ouverte en 1944. Voulu par le Comité national de la Libération, le titre est né le 16 octobre de la fusion de deux journaux, Picardie nouvelle et l’Echo de la Somme. Soixante-cinq ans après, une assemblée générale extraordinaire des sociétaires, prévue en juin ou en septembre, entérinera la dissolution de la coopérative.

Y avait-il une alternative ? Le référendum organisé par la direction en proposait une, mais pipée d’avance. Le sociétaire pouvait choisir soit la recapitalisation interne mais au prix d’un investissement financier important, soit la refuser. Une énorme majorité a donc coché d’une croix : «Je n’accepte pas de participer à la recapitalisation et demande que la direction du Courrier picard engage un processus de négociations auprès de repreneurs potentiels.» La première solution n’allait pas de soi. Elle supposait que chaque sociétaire mette au pot, à hauteur de 20 000 euros en moyenne, selon une simulation économique réalisée par la direction. Un sacrifice avait été demandé, de la même manière, lors du premier dépôt de bilan en 1985. Mais il s’agissait alors de reverser un mois de salaire.

Gâchis. La somme est aujourd’hui plus conséquente. «Si je demande un emprunt à mon banquier avec pour raison le renflouement du Courrier, vous croyez qu’il va accepter ?» ricane un journaliste. D’autant que, même avec cet effort des sociétaires, la pérennité de l’entreprise n’était pas garantie à terme. «Est-ce concevable de demander aux gens un an de salaire ?» lance Gérard Crignier, chef du service photo, entré au journal en 1968 à 15 ans comme apprenti typographe. Pour certains anciens, le renoncement est un gâchis. «C’est affectif, poursuit Gérard Crignier. Quand on est né dans l’entreprise, on a des liens. Mon père était chef roto, j’ai eu deux oncles et jusqu’à cinq cousins qui ont travaillé ici.»

Si l’issue du référendum n’a guère soulevé d’émotion, c’est parce que la résignation planait depuis un certain temps. La situation économique du journal s’est dégradée depuis quatre ou cinq ans. Le dépôt de bilan se profilait. «C’était inscrit dans les résultats des derniers exercices, explique Daniel Hutier, directeur général depuis cinq mois. La situation s’est délitée au fil des années et la trésorerie est aujourd’hui très tendue.» Les pertes se sont accumulées, atteignant environ 2 millions d’euros, soit la moitié des fonds propres du journal. Une partie du siège a déjà été vendue pour financer un «plan de modernisation sociale» (plan de départs volontaires) qui concerne une vingtaine de personnes au total.

«Les perspectives externes sont défavorables, ajoute Michel Collet , président depuis 2001. La publicité est en baisse, entre -10 et -15 % en mars, et la diffusion s’érode. On ne voit pas comment ça se rétablirait.» Le Courrier picard diffuse actuellement 67 000 exemplaires. Pour rajouter au tableau, il y a la roto. Toujours au siège du journal, rue de la République en centre-ville, elle date de 1976. Et malgré l’ajout récent d’une tour couleur, elle s’essouffle et n’est pas amortie. «Récemment, le journal n’a pas pu paraître en raison d’une panne, raconte Michel Collet. Alors, si demain elle nous lâche…»

«Hargne». Mais de l’avis général, il y avait peut-être pire. Le fameux esprit coopératif n’était plus vraiment là. «Ce qui m’attriste, c’est qu’il semble que ce soit le statut de coopérative qui est remis en cause, estime Francis Lachat, 59 ans, qui fut président de 1989 à 1997, alors qu’il confère une indépendance et une liberté.» On dit que la Scop a peut-être trop profité de ses belles années en s’arrogeant un maximum d’avantages salariaux sans penser à l’avenir. «Mais tous les journaux régionaux ont commis la même erreur», corrige Francis Lachat. «Il n’y a plus d’esprit coopératif chez les plus jeunes, constate Jean-Paul Naninck, près de 60 ans dont quarante-quatre au Courrier picard, responsable du pré-presse, qui part dans neuf mois. En 1985, on avait la hargne jusqu’au bout et on est sorti de l’eau. Aujourd’hui, c’est un petit peu chacun pour soi.»

A contrecœur, le SNJ-CGT avait appelé à voter contre la recapitalisation interne. «Nous savons que la venue d’un repreneur marquera la fin d’une culture coopérative vieille de 65 ans, et qu’elle s’apparentera à un électrochoc.» Le candidat le mieux placé aujourd’hui est la Voix du Nord qui possède déjà 45 % des parts du journal picard en partenariat avec le Crédit agricole et la société Groupama. «Les journalistes CFDT expriment leur inquiétude quant à l’indépendance de la rédaction, au maintien des effectifs et des statuts du personnel», selon Joël Cyprien, de la CFDT. La suite des opérations doit se dérouler «dans la transparence avec un appel d’offres réunissant le maximum de candidats pour celui qui respectera le mieux les intérêts des salariés et le maximum d’indépendance de la rédaction et de la production», estime de son côté le secrétaire du comité d’entreprise, Philippe Fluckiger (SNJ-CGT). Un conseil d’administration se tenait hier après-midi, au cours duquel la Voix du Nord s’est dit prêt à «étudier dans un délai de trois mois» un projet de reprise du quotidien, assorti d’une «réorganisation». Si la Voix du Nord lorgne le Courrier depuis longtemps, il est fin mûr.

 

Liberation.fr

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Mercredi 3 juin 2009
Il n'est pas paru ce matin, et les journalistes viennent de voter la reconduction de la grève demain. La direction du quotidien 20 minutes a provoqué la colère de sa rédaction en annonçant un plan de sauvegarde de l'emploi qui amènerait à la suppression d'une vingtaine de CDD. Les premiers touchés seraient les journalistes des rédactions locales, et notamment les postes récemment ouverts pour les pages culturelles. « On nous demanderait également de monter nos propres articles, s'insurge un journaliste, cette fusion rédaction et édition serait ingérable pour nous. » Les six rédactions locales (celle de Lyon compte quatre permanents et quelques pigistes) ont voté la reconduction de la grève à l'unanimité. A Paris, où la rédaction en chef ne s'est, elle, pas mise en grève, le vote n'aurait pas pu avoir lieu sous la pression des actionnaires, « furieux ». Ces derniers espèrent encore que le journal pourra paraître demain. A cette heure, le bras de fer n'est pas achevé.

Commentaire:

La grève à 20 Minutes a pris fin, jeudi 28 mai, en début de soirée, après une journée de débrayage. Selon nos informations, la direction du quotidien gratuit aurait accepté qu'un projet de réorganisation interne alternatif soit élaboré par deux personnalités extérieures nommées avec l'accord du comité d'entreprise. La direction du quotidien avait officialisé jeudi son projet de restructuration, "étant donné la conjoncture actuelle, et afin d'assurer la croissance à moyen terme de ses activités". Un projet qui toucherait les effectifs, notamment les CDD mais aussi les secrétaires de rédaction, dont les postes seraient redéployés. 20 Minutes emploie actuellement 200 personnes, dont 100 à la rédaction. 20 Minutes France est détenu à 50% par le groupe norvégien Schibsted, l'un des principaux groupes scandinaves de médias, et à 50% par le groupe français Sipa (éditeur du quotidien régional Ouest France), via les sociétés Sofiouest (25%) et Spir Communication (25%). Le groupe a affiché une perte d'exploitation de 1,9 million d'euros contre une perte de 0,5 million il y a un an, pour un chiffre d'affaires en recul de 9%, à 10,8 millions.

Lyoncapitale.fr
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