Jeudi 17 juillet 2008
Perrine Créquy
11/07/2008 | Mise à jour : 10:26

Le Figaro.fr
.

Le groupe bancaire français va se développer en Europe grâce au rachat du réseau allemand de l'américain Citigroup, en difficulté.

L'opération sera finalisée d'ici à la fin de l'année. Mais l'accord a été officialisé vendredi. Crédit Mutuel déboursera 4,9 milliards d'euros pour acquérir les agences allemandes de son homologue américain Citigroup. Ce prix, équivalent à 7,73 milliards de dollars, est payable en numéraire.

«Avec cette acquisition majeure, Crédit Mutuel prend désormais une position significative en Europe, s'ouvrant ainsi un second marché domestique», indique un communiqué de la banque mutualiste. Crédit Mutuel est pour le moment surtout présent en Bretagne et en Alsace. Le groupe va donc étendre son activité à une autre échelle, grâce au réseau allemand de Citigroup, qui compte 340 agences, 6.700 salariés et 3,3 millions de clients. Citibank Allemagne détient 7% du marché allemand, selon Crédit Mutuel.

Le groupe a damé le pion à Deutsche Bank dans ce dossier. La banque allemande était donnée repreneuse des actifs de Citigroup dans son pays depuis mai dernier, quand la première banque mondiale a annoncé vouloir se séparer de 400 milliards de dollars d'actifs, soit 253 milliards d'euros au taux de change actuel d'un euro pour 1,5783 dollar.

Citigroup est en effet confronté à des difficultés depuis l'effondrement des crédits hypothécaires à risque sur l'immobilier aux Etats-Unis, qui ont entrainé dans leur chute de nombreux produits titrisés attenants. La banque américaine devrait encore réviser à la baisse la valeur d'une partie de ses produits pour le deuxième trimestre, selon Goldman Sachs, qui prévoit que ces nouvelles dépréciations pourraient atteindre 8,9 milliards de dollars. La vente de ses agences allemandes à Crédit Mutuel va donc lui apporter de l'argent frais. Mais cette transaction représente moins de 2% de son plan de cession d'actifs.

.
par franzestedecitron publié dans : presse4243
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 11 juillet 2008
Le quotidien l'Yonne Républicaine, qui appartenait à ses salariés, a été racheté par le groupe de presse Centre France. © France 3
Le journal l'Yonne Républicaine, qui appartenait à ses salariés, a été racheté par le groupe de presse Centre France. Depuis sa création, en août 1944, le quotidien l'Yonne Républicaine appartenait à ses salariés. Mais, la coopérative ouvrière va se transformer en société anonyme. Les salariés ont approuvé à la quasi unanimité la vente des actions de leur journal au groupe Centre France, pour un montant de 2 millions d'euros. Une page de l'histoire de la presse se tourne. L'assemblée générale s'est prononcée en faveur de la transformation de la Société de coopérative ouvrière (Scop) en Société anonyme, dont les titres seront rachetés par le groupe Centre France - La Montagne, avec la possibilité pour les salariés de l'Yonne Républicaine de conserver jusqu'à 15% du capital. Ce quotidien était le dernier à fonctionner sous ce statut de coopérative ouvrière. "On n'avait pas le choix: c'était ça ou un dépôt de bilan imminent", a souligné Hubert Besson, délégué SNJ-CGT de l'Yonne Républicaine, se réjouissant de rejoindre le groupe Centre France, "dont les méthodes ne sont pas brutales comme celles de certains autres groupes de presse". Centre France, qui a payé les actions "au double de leur prix d'achat", soit des montants allant de 1.500 à 15.000 euros par salarié, a "offert des garanties sur les conditions de reprise du personnel", selon M. Besson. Un plan social, annoncé en janvier mais gelé faute de financement, sera appliqué "dans les semaines à venir", avec le départ d'environ 20 salariés sur 200, a indiqué Laurent Couronne, directeur général de l'Yonne Républicaine. Centre France (La Montagne, Le Journal du Centre, Le Populaire du Centre et le Berry Républicain) ne deviendra officiellement propriétaire de l'Yonne Républicaine qu'une fois entériné par l'administration ce changement de statut, à l'automne prochain. Mais le groupe va investir dès cet été six millions d'euros environ afin de terminer le nouveau centre d'impression et de mettre en place la nouvelle formule et le plan social du quotidien bourguignon. L'Yonne Républicaine, dont le premier numéro remonte au 26 août 1944, diffuse principalement sur les régions d'Auxerre et de Sens, avec un tirage quotidien d'environ 40.000 exemplaires et un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros. Les quatre quotidiens du groupe Centre France ont une diffusion cumulée d'environ 336.000 exemplaires par jour.
par franzestedecitron publié dans : presse4243
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 2 juillet 2008

CONCENTRATION . Une banque contrôle le premier groupe de presse régional.

Certes, le groupe Hersant Médias conteste la prise de contrôle par le Crédit mutuel du groupe de presse Est-Bourgogne-Rhône-Alpes (EBRA) et étudie les recours juridiques, comme lors du mariage entre la banque et le groupe L’Est Républicain, estimant que cela s’est fait « au mépris du droit de préemption accordé à

Hersant Médias par la famille Lignac sur L’Est Républicain. » Il n’empêche : vendredi, en échange de la prise en charge d’une créance de 128 millions d’euros, le bailleur de fonds (pour plus de 425 millions d’euros) de la constitution du premier groupe de presse régionale hexagonal est devenu majoritaire - avec 51 % - au sein du groupe L’Est Républicain, prenant les rênes d’un géant.

Gérard Lignac, quatre-vingts ans (dont la famille conserve 25 % du capital) a beau assurer qu’il garde la présidence de France Est et

du groupe L’Est Républicain, et, in fine, le contrôle, le SNJ, la CFDT et la CGT ont dit leurs « plus vives inquiétudes ». Estimant que « cette redistribution de capitaux semble n’être dictée que par l’état de péril économique dans lequel se trouve EBRA » et soulignant que cette opération est « assortie d’importants risques juridiques », les syndicats demandent, outre de rencontrer Gérard Lignac et Étienne Pfimlin (président du Crédit mutuel), « le respect des principes qui ont forgé l’identité de chaque titre : respect du pluralisme et des droits d’auteur ; respect de l’indépendance éditoriale des rédactions et maintien des titres ; respect de la qualité de l’information ; respect des conditions d’exercice du métier de journaliste ; garanties pour le maintien de l’emploi et des qualifications ».

De fait, ce qui était on ne peut plus prévisible lorsque, début 2006, l’Est Républicain s’empara du pôle rhône-alpin de la Socpresse avec l’appui financier d’une banque possédant en outre l’Alsace et le Républicain lorrain, est devenu réalité. Or, ce qui se profile est on ne peut plus préoccupant, en témoigne ce qui se dessine en ce moment dans les Vosges (« seule zone où restait un semblant de pluralisme », note un journaliste), un mouvement de grève ayant été suivi fin mai à l’Est républicain et à la Liberté de l’Est, les deux titres étant susceptibles d’être fusionnés pour laisser place début 2009 à un Journal des Vosges. « L’opération ? On passe de 150 à 95 personnes », grimace un syndicaliste.

Mais, comme nous le dit Éric Barbier, du SNJ, « toute la presse devrait s’inquiéter. Car on se retrouve avec une banque prenant le contrôle d’un groupe pesant 1,6 million d’exemplaires, possédant, du Luxembourg à la Provence, les journaux, les hebdos, les gratuits, des télés, des radios ainsi que NRJ Mobile et une filiale spécialisée dans l’informatique. Au-delà du poids que représente un tel groupe, et alors qu’avec d’autres ils sont en train de réfléchir à une mutualisation des contenus, imaginez ce que cela veut dire quand l’ambition est, pour eux, de devenir autonomes, de l’information de proximité à l’information nationale. Et accessoirement, de réaliser d’ici cinq ans la moitié du chiffre d’affaires - près de 600 millions d’euros - sur le multimédia. » Le SNJ-CGT, condamnant cette « opération purement financière », a, quant à lui, déclaré : « Après les cadeaux faits aux télévisions privées et la mise à mort annoncée de l’audiovisuel public, Nicolas Sarkozy voit ses voeux de constitution de grands groupes de presse hyperconcentrés se réaliser ». Et de conclure : « On se demande bien à quoi vont servir les Etats généraux de la presse. A moins qu’il ne s’agisse de terminer l’opération de mise au pas de l’information »… »

Sébastien Homer

L'Humanité du 01/07/2008

par lebramentombe publié dans : presse4243
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 27 juin 2008

Le groupe bancaire Crédit Mutuel s'apprête à prendre vendredi une part majoritaire dans le groupe de presse Est-Bourgogne-Rhône-Alpes (Ebra), premier groupe de presse quotidienne régionale, selon une source interne. Cette prise de contrôle capitalistique s'effectuera à la faveur d'une assemblée générale extraordinaire des actionnaires de L'Est Républicain, propriétaire à 51% du groupe Ebra, qui devrait donner son accord à la transformation en actions au profit du Crédit Mutuel d'une dette de 128 M€ du groupe de presse à son égard. Au terme de cette augmentation de capital, le Crédit Mutuel détiendra 51% du capital du groupe Ebra et le groupe Est Républicain 49%, précisent des sources syndicales.  Mais cette prise de contrôle ne sera pas totale car une clause prévoit que Gérard Lignac, 80 ans, propriétaire historique de L'Est Républicain, pourra rester président du groupe Ebra pendant cinq ans. Quant au groupe Hersant Média, qui possède 35% du capital de L'Est Républicain, il pourrait jouer les trouble-fêtes. Perdant avec cette opération la minorité de blocage qu'il détenait jusqu'à présent, il pourrait être tenté d'essayer de s'y opposer.

26/06/2008 - CBNEWS - Didier Si Ammour
par lebramentombe publié dans : presse4243
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 18 juin 2008
Accord du 11 juin 2008:

- un palier salarial de 0,5 % au 1er avril 2008 ;

- un palier salarial de 0,9 % au 1er juin 2008 ;

- un palier salarial de 0,3 % au 1er août 2008 ;

- une nouvelle rencontre paritaire de négociation se tiendra le 16 septembre 2008 afin de déterminer les dispositions salariales complémentaires à mettre en oeuvre.

- une réunion de bilan de la politique salariale 2008 aura lieu en janvier 2009 ;

- la prime de transport est portée à 33 € au 1er juillet 2008 ;

par lebramentombe publié dans : presse4243
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Recherche

Texte libre

EBRA
liens web presse quotidienne












Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus